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Le village de Nailhac

Nailhac est un petit village du sud ouest de la France. Le village est situé dans le département de la Dordogne en région Aquitaine. Nailhac est rattachée à la communauté de communes du Terrassonnais en Périgord Noir Thenon Hautefort.
Depuis 2015, Nailhac est dans le canton de Haut-Périgord Noir. Le code postal du village de Nailhac est le 24390 et son code Insee est le 24302. Les habitants de Nailhac se nomment les Nailhacois et les Nailhacoises.


Crédit photo Frédéric Gourinel

L’église du 13ème Siècle a l’originalité de posséder un clocher à « peigne » dans lequel peuvent loger quatre cloches ; aujourd’hui, une seule embellit cet édifice, les trois autres ayant été fondues pendant la Révolution Française.

A cette architecture s’ajoute un paysage invitant à la flânerie et au rêve : rendez-vous sur la butte de Chassaing, retrouvez l’univers de « la petite Nicette », roman écrit par Eugène Le Roy, et admirez cette campagne paisible…

Pourtant, de nombreux « cluzeaux », galeries souterraines, serpentent sous cette commune. Son territoire ravit randonneurs et amoureux de la nature. Un circuit pédestre exceptionnel orné de nombreuses richesses bâties serpente au travers des noyeraies peuplant cette campagne.

region-nailhacDepuis la commune de Nailhac, on peut admirer de nombreux points de vue sur le château de Hautefort, mais une importante caractéristique du village  est son importante production de noix corne et franquette. La noix corne est reconnue comme la variété de souche locale.

Par ailleurs à Nailhac, la nuciculture est mise à l’honneur avec la fête de la noix qui a lieu le 3ème dimanche d'août.

Géographie :

L'altitude moyenne de Nailhac est de 220 mètres environ. Sa superficie est de 19.35 km². Sa latitude est de 45.226 degrés Nord et sa longitude de 1.154 degrés Est. Les villes et villages proches de Nailhac sont : Granges-d'Ans (24390) à 3.13 km, La Chapelle-Saint-Jean (24390) à 3.35 km, Badefols-d'Ans (24390) à 3.58 km, Hautefort (24390) à 3.80 km, Temple-Laguyon (24390) à 4.30 km.

Population et logements :

La population de Nailhac était de 281 au recensement de 1999, 274 en 2006, 277 en 2007 et 290 en 2009. La densité de population du village est de 14.99 habitants par km².
Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 211 en 2007. Ces logements se composent de 125 résidences principales, 77 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 9 logements vacants.

HISTORIQUE DU VILLAGE DE NAILHAC « Nailhacum »

Origines du nom de NAILHAC : NAIAS (nymphe des fontaines)
NAIAS : nymphe des fontaines.
ACUM :noms se terminant en acum = lieu d'implantation d'une villae
romaine .
Pour l'abbé Brugière , Nailhac vient de Nata Aqua : fille de l'eau.

L'histoire de la commune est dominée par ses appartenances :
- à l'abbaye de Tourtoirac ;
- à la châtellenie d'Ans ;
- à l'importance de la maison de Hautefort.

L'église de Nailhac

Eglise romane datée des XII, XIIIème siècles. Elle possède un clocher mur dans lequel s'alignent quatre baies en plein cintre dont les trois premières sont jumelles, la quatrième, côté Sud, étant plus grande et plus basse (elle contient notre unique cloche) .
Cinq corbeaux peu saillants ont dû certainement servir à supporter un hourd (galerie de bois servant de défense), pendant les époques troublées. L'église a été revoûtée d'ogive au XVème siècle.

En 1530, Jean d'Hautefort dresse l'inventaire des cloches de l'archiprêtré de Saint Méard qui comptait 62 paroisses, dont Nailhac.
A Nailhac, trois cloches sont répertoriées :
• 1 de 14 quintaux
• 2 de 2 quintaux chacune

Les cloches furent fondues pour faire des canons; celle qui existe, en bronze, fut fabriquée à Nailhac , au lieu-dit « Lorserie », en 1726 ,et pèse 1500 livres. Elle a fait l'objet d'un classement en jui llet 1994 par les Monuments Historiques.
Vers le XVIème siècle, on a ajouté une autre chapelle et une deuxième nef. Enfin, vers 1880, le plafond a été remplacé par une voûte de briques et de plâtre sur la nef, et l'on a changé l'emplacement des fenêtres côté Nord.

LE PRIEURE

1025 :
Le Vicomte Guy de Limoges, seigneur de la région, qu'il détient de l'évêque d'Angoulême, fonde l'abbaye Royale de l'ordre de Saint Benoît de Tourtoirac; il dote cette abbaye, entre autres , du prieuré de Nailhac.
« Sanctus Stephanus de Nailhacum », dont St Etienne est le saint patron, que l'on fête actuellement en août, alors que l'église célèbre ce saint le 26 Décembre, le lendemain de la naissance de Jésus, car Etienne est le premier martyr.
A cette époque, l'abbaye de Tourtoirac et le prieuré de Nailhac existaient déjà, mais ils étaient pauvres et peu connus. Si le vicomte dota si richement cette abbaye, c'était pour la remettre à son fils Richard, alors abbé d'Uzerche.
Cependant, par ferveur religieuse ils exigèrent dans l'acte de donation que dans cette abbaye et ses dépendances, chaque semaine une messe soit dite, qu'à chaque heure de la journée un psaume soit également dit en leur faveur, et que chaque jour un pauvre soit nourri.

1120 :
On retrouve la trace du prieuré de Noalhac dans le cartula ire de l'abbaye de Tourtoirac, érigé par le Pape Calixte II, sous forme de bulle.


1317 :
Du 18 au 21 octobre, Bertrand de Got, archevêque de Bordeaux, qui devient plus tard pape sous le nom de Clément V, visite l'abbaye de Tourtoirac et le Prieuré de Nailhac.

1365 :
On recense 89 feux à Nailhac, contre 65 à Hautefort; d'où l'importance de cette communauté de Nailhac.

1668 :
La paroisse possédait 2 cimetières , dont un derrière l'église «Petit cimetière derrière l'église, derrière le vieux clocher; cimetière qui est derrière le grand autel de l'église ».
Les personnes les plus aisées possédaient un tombeau dans l'église; une somme était versée au curé et une rente annuelle était due.
A notre avis, la totalité de l'église était occupée en sous-sol par des tombes ( sous les dalles ). Cette pratique fut abolie par louis XVI le 13 Mars 1776 , à cause « des émanations putrides qui emplissaient la maison de Dieu ».

1688 :
Constat de mauvais état de l'église de Nailhac: sanctuaire mal couvert et en danger; deux cimetières ouverts.

1812 à 1823 :
L'Abbé Brugière écrit que, par ordre du Maire, l'église fut démolie et les pierres servirent à construire deux granges , et il précise que les moines ont creusé 2 souterrains dans le roc, à côté de l'église.

11 Mars 1823 :
Le Conseil municipal décide de la cession de biens communaux pour effectuer des travaux dans l'église.

Les registres d'état civil ont longtemps été tenus par les prêtres :
Triou : 1721.
Dubreuil : 1728.
Soutet Hélie : 1754.
Soutet Elie : 1773.
Laguerenne : 1792.

Diverses ordonnances royales ont imposé aux curés la tenue des actes d'état civil (Villers-Cotterets : 1539 par François 1er ) , ( Blois : 1579 par Henri II).

Peu de domaines du droit privé ont été autant marqués que l'état civil. Par cet acte, (naissance, baptême) , la personne est reconnue.
Auparavant, seuls les possédants inscrivaient les naissances par des actes notariés. Un contrôle sévère se fait au niveau de la sénéchaussée : en 1778, le curé de Nailhac est condamné à 25 livres d'amende à payer à l'hôpital Ste Marthe à Périgueux, pour n'avoir pas adressé les actes de 1777.
Au travers de ces actes de l'église, même si des curés sont moins prolixes que d'autres, la situation sociale des habitants de la commune apparaît, et la vie du village se dessine.

Commentaires : il s'avère donc que cette partie du bourg, prieuré et arrière de l'église représentent bien le patrimoine le plus ancien de notre commune, la place étant certainement l'ancien cimetière.
Nous avions également parlé de la fontaine « Fontaine Saint Roch ». Cette fontaine se trouve sur le passage que devaient emprunter les moines qui se rendaient du prieuré à la maison qui se trouvait sur la Route de la Noix , la dite maison dépendant du prieuré et étant la base arrière de ce dernier et où les moines se retiraient en pénitence, ou en méditation.

Auteur: thierry gehin

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